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La station d’épuration de Trovern Braz

Sur Trébeurden, les eaux usées domestiques sont à 90% collectées par le réseau d’assainissement collectif et dirigées vers la station d’épuration située dans le secteur de Trovern Braz. Elles sont recueillies dans des cellules où elles subissent une dépollution qui produit de l’eau et des sous-produits dont les boues sont le principal composant. L’eau est rejetée dans le milieu naturel après un séjour d’aération et d’oxygénation de 30 jours environ dans les bassins de lagunage de Kérariou.
La station d’épuration de Trovern Braz est exploitée par Ludovic Fortin et Hervé Le Scornec, les deux agents communaux en charge de l’assainissement.

vue générale (JPG) Vue générale de la station (de la porte d’entrée)
Principe de fonctionnement d’une station (source ADEME) principe (JPG)

Les équipements de la station d’épuration de Trovern Braz :

Le prétraitement :

Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations d’épuration, quels que soient les procédés mis en oeuvre en aval. Ils ont pour but d’éliminer les éléments solides en particulier les plus grossiers, susceptibles de gêner les traitements ou d’endommager les équipements.

degrillage (JPG) Le dispositif de dégrillage : consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers. Après nettoyage de la grille par un moyen mécanique et automatique, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères
Le dispositif de dessablage-déshuilage-dégraissage : consiste à faire passer l’eau dans le bassin où la réduction de la vitesse d’écoulement fait se déposer les sables et flotter les graisses. L’injection des micro bulles d’air permet d’accélérer la flottaison des graisses. Les sables sont récupérés par pompage alors que les graisses sont raclées en surface. On enlève ainsi de l’eau, les éléments grossiers et les sables de dimension supérieure à 200 microns ainsi que 80 à 90 % des graisses et matières flottantes.
Dimensions du bassin :
Superficie : 12,5 m², volume : 33 m3, profondeur : 4,32 m
degraissage (JPG)

Les traitements biologiques :

Les traitements sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants dissous essentiellement les matières organiques. Ils utilisent l’action de micro organismes capables d’absorber ces matières. La sélection naturelle des espèces et leur concentration permet d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en milieu naturel. Dans le cas des eaux usées urbaines , on favorise le développement de bactéries aérobies, c’est à dire celles qui utilisent l’oxygène pour se développer.

traitement (JPG) Les bassins d’aération : Au nombre de deux, chacun des bassins est équipé d’une turbine actirotor de 21 KW ;
Dimensions de chaque bassin :
Volume : 690 m3, surface : 225 m², profondeur : 4 m
Le clarificateur : son rôle est essentiellement de séparer le floc bactérien de l’eau et ce par gravitation, les boues se déposant sur le fond, les eaux clarifiées s’évacuant en périphérie par une double lame déversante permettant la récupération des flottants résiduels. Les eaux clarifiées sont alors acheminées vers un chenal de sortie dans lequel un débitmètre de type "Venturi" permet d’en mesurer le débit. Une cascade d’aérations est placée en aval du "Venturi" pour permettre une dernière aération.
Dimensions de l’ouvrage :
Diamètre : 18 m, profondeur : 3 m, volume : 695 m3, surface : 254 m²
clarificateur (JPG)

Le traitement des boues :

Le silo concentrateur : permet, grâce à une pompe, de stocker les boues qui viennent du clarificateur. Au bout de 24H, une décantation s’effectue et 50% d’eau est extrait des boues.
Dimensions de l’ouvrage :
Volume : 150 m3, hauteur : 6m30

Lits de séchage : permet de retirer le reste d’eau emmagasiné dans la boue, par évaporation et lit de sable.

Le silo de stockage : à la fin de la chaîne, sert à stocker la boue avant épandage sur les terres agricoles.

Nota : le volume du silo de stockage (250m3) ne permettant plus de faire face en période estivale, l’investissement par la commune dans une bâche de stockage complémentaire (de 350 m3) permet d’obtenir une autonomie de deux mois en été.

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